La présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle du Maroc a souligné, ce mardi, l’importance de travailler sur une édification d’une culture d’équité pour donner une place plus considérable aux femmes dans les médias.
Madame Latifa Akharbach s’exprimait à Saly ( Mbour ) en marge d’un colloque régional organisé par l’institut Panos en partenariat avec le CNRA et le Ministère des affaires étrangères du royaume des Pays-Bas.
“La communication digitale a des potentialités extraordinaires mais il y a également des risques. Le régulateur est interpellé. Sur le plan numérique, apparaît un nouveau phénomène, car la femme n’est pas très préparée”, a soutenu l’experte qui participait au panel sur le thème: “Revisiter la régulation sur les contenus médiatiques relatifs au genre”.
En Afrique, les médias malmènent les femmes dans le traitement de l’information. Par exemple, au Sénégal, la place donnée aux femmes dans les médias est très réduite. On parle malheureusement de 20%, contrairement aux hommes . En plus, les rubriques dans lesquelles les femmes apparaissent sont minimes, (13% de femmes dans la politique ). La situation devient beaucoup plus précaire sur le web avec des contenus déséquilibrés, biaisés et discriminatoires.
Selon la communicante, la technologie mixée avec la régulation “ nous impose d’être plus proactifs sur les questions de cyber-violence, et le vrai enjeu est de travailler sur l’édification d’une culture d’équité”.
La place de la femme dans les médias en ligne

Les femmes sont très exposées sur le net, c’est la raison pour laquelle, il faut une sensibilisation avec le numérique pour renforcer leurs capacités et les inciter à une pratique d’utilisation plus seine.
Le colloque régional sur la régulation a porté sur le thème « Bâtir et réguler ensemble un environnement médiatique ouest-africain inclusif du genre ». 70 participants, composés d’organes de régulateurs, d’associations des professionnels de médias, de cyberactivistes et d’organisations des droits de la femme, venus de 12 pays prennent part à l’événement dont l’objectif est de dresser une meilleure connaissance mutuelle des différentes parties prenantes du secteur médiatique tout en faisant une revue critique et retour d’expériences des acteurs.