Le développement de la Fintech au Sénégal pourrait avoir un avenir prometteur, mais, il est bloqué par un manque d’ouverture des principaux fournisseurs de services financiers et de monnaie électronique

C’est ce qui ressort du document de la banque Mondiale portant sur l’Etat des lieux de la Fintech au Sénégal en 2019.

Selon le document parcouru par Socialnetlink, les délais longs d’obtention de codes marchands, le coût des forfaits internet limités en data, le manque d’appétence au partage de leurs applications par échanges d’API constituent d’autres freins qui gangrènent le développement de la Fintech. Ce qui empêche l’atteinte de l’objectif de départ consistant à répondre à un besoin identifié sur le marché et ciblant un segment de clientèle essentiellement constitué de la population et des particuliers exclus du système bancaire.

La Banque mondiale a également consacré son étude au diagnostic de l’économie numérique au Sénégal, tout en mettant en évidence un certain nombre d’obstacles relatifs au cadre réglementaire des télécommunications qui « ont constamment freiné le développement d’une infrastructure numérique accessible et abordable au Sénégal ».

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« La concurrence avec les opérateurs historiques est considérée difficile, en
raison des positions de marché dominantes et du manque d’ouverture des
principaux fournisseurs de services financiers et de monnaie électronique
 » ajoute l’étude qui propose entre autre « une coordination forte entre l’ARTP et la BCEAO pour permettre d’exercer un contrôle et un suivi des procédures de contractualisation et des démarches commerciales.


« Les autorités devront aussi s’assurer de la transparence des prix
auprès des consommateurs finaux. Ainsi, les FSVA doivent être très
clairs sur les frais de connexion, afin que l’utilisateur final soit
conscient des frais et qu’il puisse comparer les différentes options qui
s’offrent à lui avec leurs contraintes et leurs avantages
 » rappelle l’étude.

Orange domine le marché de la monnaie électronique au Sénégal

Selon le rapport, la Croissance des comptes de ME est passée de 6% en 2014 à 31,8% en 2017 avec la licence de 4 institutions concurrentes.

Orange Mobile Finances Sénégal domine le marché avec plus de 4,1 millions d’abonnés avec l’Utilisation du porte-monnaie électronique surtout pour l’achat d’unités (40% du volume annuel des transactions) et le cash in (30%). Les autres usages sont les transferts entre particuliers (12%) et les retraits d’espèces (12%).

À ce jour et malgré leur progression, les paiements mobiles au niveau des commerçants sont encore rares (6%) avec seulement 1 338 points de service, dont seulement la moitié sont actifs.

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