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La Fracture Numérique, un des freins aux dividendes numériques selon la BM

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Le rapport 2016 de la Banque mondiale (BM) sur les dividendes numériques dévoilé, jeudi à Dakar, fait ressortir que “60% des africains les plus riches ont près de 3 fois plus de chance d’avoir accès à Internet que les 40% les plus pauvres”.

Et les citadins africains ont deux fois plus de chance d’accès à la toile que les personnes âgées et les ruraux, ajoute le rapport.

Selon Tim Kelly, co-auteur du rapport et spécialiste en chef des Technologies d’information et de communication (TIC) à la BM, “l’Internet haut débit à large bande reste hors de portée de 6 milliards de personnes, près de 4 milliards sont totalement coupés du web et près de 2 milliards ne possèdent pas de téléphone mobile”.

Tim Kelly a, en outre, pointé du doigt les risques de la révolution numérique notamment avec la diminution de la part des emplois intermédiaires à cause de “l’automatisation croissante” des tâches.

Le rapport indique que le coût des technologies a diminué mais les tarifs d’accès restent très variables. La recette pour y remédier passe par des marchés de télécommunication concurrentiels, des partenariats publics-privés et une réglementation efficace du secteur.

Dans ce sens, le directeur de cabinet du ministre des Postes et des Télécommunications, Malick Ndiaye a annoncé qu’un budget a été mobilisé pour “actualiser tous les cadres juridiques du secteur des télécoms au cours du premier semestre 2016”.

Il a, par ailleurs, déploré que “de nombreux acteurs ne sont pas encore répertoriés dans l’écosystème numérique”.

“C’est la dernière étape de la course entre la technologie et les compétences dans laquelle l’éducation, la protection sociale et le marché de l’emploi doivent s’adapter. En outre la révolution numérique doit reposer sur un socle analogique solide”, note le document de la BM.

L’enquête invite aussi les pays à “agir sur des compléments analogiques importants notamment des réglementations qui permettent aux entreprises de se connecter et d’affronter la concurrence que la technologie doit améliorer et non remplacer”.

Dans les pays où l’accès à Internet est faible et où l’économie numérique est encore balbutiante, le document préconise de “créer les conditions pour une adoption et une utilisation plus vastes de la technologie”.

“Parmi les réformes à adopter, on peut citer la suppression d’obstacles fondamentaux comme l’absence de TIC de base et d’infrastructures de soutien, une réglementation excessive des marchés de produits et le niveau élevé des droits de douane appliqués aux biens numériques qui dépassent 25% dans certains pays”, souligne le document.

La BM estime que les systèmes éducatifs doivent mettre l’accent sur “les compétences de base en lecture, écriture et calcul”, relier les enseignants aux contenus et encourager l’alphabétisation des adultes.

“Enfin on peut promouvoir des changements institutionnels dans le secteur public à l’aide de petites actions comme mettre en place des services d’information simples via les téléphones mobiles, renforcer les contrôles et avoir recours à des acteurs non étatiques pour la prestation de service”, ajoute le rapport.
MF/PON APS

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