Au Bénin, l’internet mobile était complètement coupé par endroit. Les réseaux sociaux et services de messagerie étaient difficilement accessibles. Alors que des élections législatives se  tenaient ce dimanche. Cette élection s’est déroulée sans les partis d’opposition qui n’ont pas été autorisés à concourir.

 

Les bureaux de vote ont ouvert le dimanche 28 avril à 7 h 00, heure locale, au Bénin pour des élections législatives. Une tension a été notée dans un pays pourtant considéré comme un modèle de démocratie en Afrique de l’Ouest.

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Durant  la soirée du samedi 27 avril, des internautes ont signalé les dysfonctionnements des réseaux sociaux tel que Facebook et Twitter et les services de messagerie comme WhatsApp connaissaient une lenteur . Certains étaient complètement inaccessibles, sans l’aide d’un service de VPN. Le site Netblocks, qui dresse une cartographie d’internet dans le monde ont aussi signalé ces ralentissements de connexion des réseaux sociaux en début de matinée.

Internet sans frontières par la voix de Qémal Affagnon, coordonnateur Afrique de l’Ouest d’Internet sans frontières dans un communiqué, a « condamné avec la plus grande fermeté le blocage des réseaux sociaux intervenu au Bénin ». « Nous exhortons les autorités à rétablir l’accès aux réseaux sociaux dans les meilleurs délais ».

François Patuel, chercheur pour Amnesty International basé à Dakar, estime que c’est une « violation flagrante du droit à la liberté d’expression un jour d’élection ».

Sur sa page Facebook Mylène Flicka, fondatrice du média béninois Irawo déplore le fait que « Personne n’arrive à se connecter sur les réseaux sociaux au Bénin depuis 1 h du matin. WhatsApp, Twitter, Facebook : tout est bloqué apparemment.

Les internautes béninois ont utilisé le hashtag  #BeninShutDown et se sont mis à activer un VPN pour poster sur les réseaux sociaux, faisant état de leur inquiétude.