Le numérique est un atout incontournable pour l’amélioration de nos conditions de vie et de travail. C’est pourquoi, lors d’une conférence de l’ARC qui s’est tenue à Nairobi, des spécialistes ont réfléchi sur l’apport des stratégies numériques pour la gestion des risques climatiques et des catastrophes.

Le directeur général de l’African Risk Capacity (ARC), Mohamed Beavogui, soutient que les pays africains peuvent connaître l’impact réel des calamités grâce aux outils numériques. Ce qui va faciliter l’indemnisation précise des personnes affectées.

En plus, avec l’imagerie satellite on peut analyser les catastrophes en une action rapide, en particulier dans les pays les plus touchés.

Mohamed Beavogui confie à SciDev.Net que l’ARC dispose d’un logiciel de gestion des risques de sécheresse qui aide les pays à quantifier leurs risques de catastrophe et à surveiller l’impact de la sécheresse.

L’analphabétisme est ce qui empêche au continent de tirer profit des outils numériques.

En effet, Mutembei Kanga fait savoir que de nombreux professionnels ont développé des applications mobiles qui prédisent la météo et informent les agriculteurs sur les régimes de pluie, mais il y a encore des problèmes tels que l’analphabétisme élevé, la pauvreté et le manque de savoir-faire technique qui ont un impact négatif sur leur utilisation.

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Cette agence créée par l’Union africaine pour aider les gouvernements du continent à améliorer leur gestion des risques de catastrophe a déjà mis en place un programme de renforcement des capacités pour des pays exposés à des conditions météorologiques extrêmes en raison des risques de catastrophes. Ainsi, un financement qui sert d’assurance et des fonds pouvant aider à réagir rapidement ont été attribués.

Selon le site Scidev, l’ARC a fourni 36,8 millions de dollars à quatre pays africains que sont le Malawi, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal. Ces pays ont vu au moins 2,1 millions de personnes touchées par la sécheresse.

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